• La Peau de chagrin
    Honoré de Balzac

    Editeur : LGF - Livre de Poche, septembre 1972

     

    Résumé :
    Un jeune homme veut mourir. Il entre par hasard chez un antiquaire et ce dernier lui fait cadeau d'une peau de chagrin couverte de signes mystérieux. Attention, la peau réalise tous les désirs, mais la réalisation de chacun d'eux la fait se rétrécir et raccourcit d'autant la vie de son possesseur. Ce jeune homme va être comblé de richesses et d'amour, seulement, il prendra peur de tous ses désirs et sera incapable de supporter le destin qu'il a choisi en acceptant le terrible talisman... La peau de chagrin est l'un des plus célèbres romans de Balzac : il a passionné tous les âges et tous les publics
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    Mon avis :
    Raphaël de Valentin est un jeune aristocrate désargenté. Il perd son dernier écu au jeu, après quoi il marche dans Paris avec l’envie de se suicider. Il entre dans une grande boutique où un vieil homme lui offre une peau de chagrin. Cette peau a la capacité de réaliser les désirs de son possesseur, mais une sorte de pacte se noue. Le possesseur voit la durée de sa vie diminuer à mesure que rétrécit la peau de chagrin, c’est-à-dire à chaque désir réalisé. Raphaël va tout faire pour tenter de briser ce sort qui unit sa vie à la superficie de la peau de chagrin, en vain. Il est étrange de constater qu’au début du roman le personnage souhaite la mort, et tente de l’éloigner par la suite. Le premier souhait de Raphaël est une grande soirée de débauche. Quand il sort de la boutique, il rencontre trois jeunes hommes qui l’emmènent avec eux à un dîner qui va se transformer en nuit de débauche, comme l’a souhaité Raphaël. Là, il racontera sa vie à son ami Emile, la rencontre avec Pauline et sa mère, la mansarde,  l’amour désespéré pour Foedora. Puis, lorsque Raphaël héritera tout à coup d’une grande fortune, commencera une vie recluse avec son valet qui sera chargé de prévenir ses désirs afin que la peau de chagrin ne diminue pas.

    Le récit se situe après 1830, dans les mois suivant la révolution de Juillet. Balzac ancre dans son œuvre le malaise qui gagne la jeunesse de 1830.
    J'appréhende toujours un peu de lire Balzac, car ses longues descriptions sont parfois déroutantes. Mais ce qui m’attire chez cet auteur c’est sa capacité à rendre compte de la société dans laquelle il vivait. La révolution de Juillet est la toile de fond de nombre de ses romans.
    La Peau de chagrin est une œuvre étonnante, elle mélange réalisme et fantastique. Au cœur du roman : la théorie Balzacienne de l’énergie vitale, aspect esthétique et philosophique qui a retenu mon attention.


    Il m’a fallu lire ce livre avec beaucoup d’attention pour le comprendre le mieux possible, mais il m’a beaucoup appris.



    Source : Amazon.fr pour le résumé et la jaquette

     


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  • La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette
    Hatier, 2003

    Résumé :
    À la cour du roi Henri II, une jeune femme ignorante du monde et élevée selon une morale stricte, fait un mariage de convention avec le prince de Clèves avant d’éprouver auprès de M. de Nemours les ravages de la passion amoureuse.
    Tenant à la fois des mémoires, du roman baroque et du roman héroïque, La Princesse de Clèves est au confluent de plusieurs genres : cette œuvre inclassable, à la fois roman et nouvelle, fonde le roman psychologique moderne.

    Mon avis :
    J’avais beaucoup entendu parler de ce livre, notamment dans un roman où les jeunes filles de la famille ont pour livre de chevet La Princesse de Clèves. Cette lecture m’a beaucoup plu. Cette femme, devenue la princesse de Clèves par un mariage de convention, est un véritable modèle de vertu et de fidélité. Ses nombreuses qualités la rendent admirable à mes yeux. Elle est fidèle à un mari qu’elle estime, et fait preuve de force en ne cédant pas à l’homme qu’elle aime d’un puissant amour. Sa détermination et sa fidélité sont sans pareilles. J’ai aimé suivre le combat mené par cette femme afin de ne pas succomber à l’amour, de ne pas blesser son mari. L’écriture est sublime, une plume magnifique. Le contexte historique du livre est également très intéressant. C’est un livre merveilleux.


    Source : classiquesetcie.com  pour le résumé et la jaquette.


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  • Les mots de Jean-Paul Sartre
    Gallimard, collection Folio, 1995


    Résumé :
    Dans ce récit autobiographique, Jean-Paul Sartre explique comment dans son enfance il a pu échapper à une éducation artificielle et étroite formatée par la bourgeoisie. Enfant solitaire et imaginatif, élevé au milieu d'adultes, il se prend d'une authentique passion pour l'écriture et la lecture qu'il découvre très tôt. Paru en 1964, ce roman, pastiche plein de dérision du roman d'enfance, passe pour être le classique de l'auteur. Entre littérature, philosophie et idéologie, il offre de multiples niveaux de lecture.

    Mon avis :
    C’est un livre que, pour je ne sais quelle raison, j’appréhendais d’ouvrir. Finalement je l’ai lu en à peine quelques jours car je ne le lâchais plus. Comment ne pas être touché par cet enfant qui grandit dans une « comédie familiale », au milieux d’adultes qui font semblant de vivre, de ressentir ? Un enfant qui doit vivre au dessus de son âge car, considéré comme enfant prodige, il doit être à la hauteur des attentes. Cependant cela fera naître en lui la passion de la lecture et de l’écriture.
    Au fil des pages, Sartre nous livre ses souvenirs d’enfance, une enfance solitaire, double : l’enfant et l’adulte.
    Il évoque certaines questions intéressantes telles que : « pourquoi écrire ? ». Il décrit l’impact qu’avaient l’écriture et la lecture dans son esprit. C’est une autobiographie vraiment intéressante.


    Sources: jaquette: amazon.fr    Résumé: fnac.com

     


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